Un espace de discussion sur le journalisme indépendant et l’AJIQ, sur les hauts et les bas du métier, ses bouleversements et son avenir.
Le samedi 28 septembre 2013, l'Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ)
vous invite aux :
États généraux du journalisme indépendant (25 ans AJIQ)
le samedi 28 septembre 2013
8 h 30 à 17 h
&
Grands prix du journalisme indépendant (5e édition)

le samedi 28 septembre 2013
17 h à 23 h
Hilton Bonaventure
900, rue de la Gauchetière Ouest à Montréal
Pourquoi des états généraux?
Le monde journalistique est en bouleversement et les conditions de pratique du journalisme indépendant ne cessent de se détériorer. Dans ce contexte, comment préserver nos droits d'auteurs et notre droit moral? Comment s'assurer d'une rémunération juste et équitable? Comment pratiquer un journalisme rigoureux à la hauteur des attentes du public?
Venez débattre ces questions et explorer des pistes de solutions avec nos invités. Participez aux États généraux du journalisme indépendant (ÉGJI) organisés pour vous à l'occasion des 25 ans de l'AJIQ!
La journée entière sera consacrée au journalisme indépendant : ateliers de formation en matinée, dîner animé par le journaliste François Bugingo, conférenciers, débats et plénières en après-midi.
Après les ÉGJI, quoi de mieux qu'une célébration du journalisme indépendant?
Les Grands prix du journalisme indépendant 2013 : 5 ans d'excellence!
Chaque année depuis cinq ans, les Grands prix du journalisme indépendant (GPJI) célèbrent la qualité exceptionnelle des productions journalistiques indépendantes du Québec dans une atmosphère détendue et festive. Les prix remis au cours de ce gala récompensent le travail journalistique sous toutes ses formes : presse écrite, multimédia, photoreportage et illustration éditoriale.
Les GPJI marquent leur 5e anniversaire en grande!
Un cocktail des rédacteurs en chef ouvrira la soirée à 17 h.
Il sera suivi d'un souper gastronomique de quatre services.
Venez célébrer l'excellence du journalisme indépendant aux GPJI!
Billets en prévente en ligne sous peu, restez à l'affût!
Tenue de ville
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Montréal, le 26 avril 2013 - L'Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ) et Le Devoir sont heureux de dévoiler le nom de la lauréate de la dixième édition de la Bourse AJIQ-Le Devoir. Anabel Cossette-Civitella remporte une bourse de 2500 $ assortie d'un stage de quatre semaines dans la salle de rédaction du Devoir.
Mme Cossette-Civitella a impressionné tant le jury de la bourse que la direction du Devoir.
Diplômée récente de la Faculté des arts de l'Université McGill, où elle a obtenu une majeure en développement international et une mineure en psychologie, la lauréate se passionne pour le journalisme depuis le secondaire. Très impliquée, elle a été rédactrice en chef du journal étudiant Le Délit et journaliste à la radio CKUT 90,3 FM. Elle a également travaillé dans la salle de rédaction du Journal de Montréal à l'été 2012. Elle effectue actuellement un stage à l'hebdomadaire francophone L'Étoile, à Moncton.
Siégeaient au jury le journaliste au Devoir Fabien Deglise, la secrétaire de la rédaction du Devoir Amélie Gaudreau, la journaliste au Devoir et membre du CA de l'AJIQ Amélie Daoust-Boisvert et la journaliste indépendante Isabelle Ducas. Le jury était présidé par la journaliste indépendante Josée Blanchette. Le jury tient à souligner la qualité des dossiers reçus cette année, en particulier ceux des deux finalistes Catherine Lévesque et Sarah Poulin-Chartrand.
Cette bourse fait partie intégrante de l'entente contractuelle intervenue en 2001 entre l'AJIQ et Le Devoir. L'entente, qui reconnaît les droits d'auteurs et droits moraux des collaborateurs indépendants du Devoir, prévoit le versement de redevances sur les revenus tirés de la réutilisation de textes et d'éléments visuels sur des bases de données payantes, des livres en coédition ou autres publications que la version imprimée du journal Le Devoir.
Chaque année, la Bourse AJIQ-Le Devoir représente une chance unique pour les journalistes en début de carrière d'obtenir une expérience de travail d'une grande qualité.
Alors que l'AJIQ célèbre ses 25 ans en 2013, la bourse en est à sa dixième édition.
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Renseignements
info@ajiq.qc.ca
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Beaucoup de journalistes indépendants ont des projets ambitieux qui leur tiennent à cœur, comme des reportages à l'étranger. La triste réalité les rattrape souvent dans le détour - ils n'ont pas un rond pour le financer et le spectre de l'endettement vient inévitablement les hanter. Bonne nouvelle: terminée, la dépendance aux bourses et aux marges de crédit.
Une opportunité de financer ses projets sans devoir aller porter son ordinateur portable chez le prêteur sur gages est désormais à la portée de tous: le sociofinancement (de l'anglais crowdfunding), qui consiste à recueillir des fonds provenant de sources diverses en pssant par une plateforme Internet. Il est une des nombreuses variantes de ce qu'on appelle la finance participative, un terme «décrivant tous les outils et méthodes de transaction financières entre les individus avec pas ou peu d'intermédiation par les acteurs traditionnels». Autrement dit, au lieu d'emprunter à la banque - avec tous les désagréments que çela comporte -, on peut maintenant faire appel à la puissance des réseaux sociaux, au travers desquels plusieurs donateurs, parfois de parfaits étrangers, versent une contribution financière au projet. Quelque chose comme de la philanthropie 2.0.
Le potentiel de ce bouche-à-oreille virtuel est énorme, mais nécessite beaucoup d'investissements en temps, en promotion et en diffusion. L'avantage principal est qu'un projet diffusé sur les réseaux sociaux peut atteindre des milliers de donateurs potentiels. Un projet qui aurait besoin de 10000$, par exemple, pourrait se financer avec l'aide de 1000 donateurs qui donneraient chacun 10$. Faites le calcul - un projet bien ficelé, avec une diffusion maximale, peut attiser beaucoup d'intérêt, donc beaucoup d'argent pour le projet. En échange d'un don, un «cadeau» est proposé aux donateurs, l'importance de celui-ci étant proportionnel au montant. Pour un documentaire, par exemple, un don de 20$ peut valoir une copie gratuite de l'œuvre, 100$ une invitation «VIP» à la première, 200$ une mention spéciale au générique, et ainsi de suite.
Créativité, initiative et fibre entrepreneuriale.
Le sociofinancement est actuellement en explosion, surtout dans les secteurs créatifs (arts, médias). Plusieurs plateformes sont devenues très populaires au fil du temps, avec en tête le site Kickstarter, qui jouit de la plus grande visibilité. C'est par cette plateforme que l'équipe de l'ancien président de l'Association des journalistes indépendants (AJIQ), Nicolas Langelier, a pu financer le démarrage du magazine Nouveau Projet. Petit hic: il faut avoir accès à un compte bancaire américain, le transfert de fonds se faisant par Amazon Payments, seulement disponible aux Etats-Unis. Heureusement, d'autres plateformes affichant de très hauts taux de succès sont disponibles pour les créateurs de projets québécois.
La meilleure option pour les journalistes indépendants d'ici est, pour le moment, Indiegogo, utilisée actuellement par le membre de l'AJIQ Marc-André Sabourin pour son projet Inouï, une plateforme numérique produisant du journalisme littéraire. En plus de permettre le transfert de fonds avec PayPal, elle offre des options de financement variées: il est possible de choisir entre un mode «flexible» (tous les fonds seront versés au projet même si ce dernier n'atteint pas son objectif de financement) ou «fixe» (l'objectif doit être atteint à 100% sinon tous les donateurs sont remboursés). Il existe même une plateforme québécoise, haricot.ca, qui a jusqu'à maintenant permis la concrétisation de 12 projets.
Pas une recette miracle
Mais au-delà des nombreux avantages, le concept n'est pas dépourvu d'inconvénients, si mineurs soient-ils. Le principal? L'investissement en temps. Plusieurs heures seront nécessaires non seulement pour ficeler le projet, mais également pour le gérer et en faire la promotion - se fier à l'idée du «fire and forget» (on poste et la diffusions se fait d'elle-même) associé aux réseaux sociaux est un peu utopique. On peut aussi penser que le sociofinancement comporte une date d'expiration: le nombre de donateurs qu'on peut rejoindre avec ce mode risque de s'étioler avec le temps, la plupart d'entre eux étant enclins à financer un, deux, peut-être trois projets, sans plus, nécessitant la recherche constante d'autres donateurs au sein de cercles sociaux de plus en plus éloignés.
En général, 25% des donateurs font partie du cercle «intime» des idéateurs (famille, amis, collègues proches), selon les administrateurs d'Indiegogo. Il faut donc surtout voir le sociofinancement comme un excellent moyen de démarrage. Cependant, il ne coûte jamais très cher d'essayer. Un dernier: le projet ne doit pas dépendre à 100% du sociofinancement. Il faut prévoir de recourir à d'autres formes de financement (banques, économies personnelles).
Le journalisme traditionnel serait en crise, dit-on. Heureusement, le 21e siècle offre de grandes opportunités pour le remodeler, et les journalistes indépendants sont les premiers à en bénéficier.
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L'auteur de ces lignes a financé un projet de journalisme en zone de guerre au Mali et en Afghanistan grâce à la plateforme Indiegogo.
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Nous reconnaissons le soutien financier du gouvernement du Canada, par l'entremise du Fonds du Canada pour les périodiques (FCP), du ministère du Patrimoine canadien pour les coûts reliés à ce projet.
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