Le blogue

Un espace de discussion sur le journalisme indépendant et l’AJIQ, sur les hauts et les bas du métier, ses bouleversements et son avenir.

 

25 mars 2015

Convocation à l'AGA 2015 de l'AJIQ

par Francis Therrien

Le Conseil d'administration de l'AJIQ invite tous ses membres à participer en grand nombre à notre assemblée générale annuelle qui aura lieu le mercredi 1er avril au Centre St-Pierre à 18h30. Demandez la salle Roger-Poirier dans l'édifice situé au 1212, rue Panet (local 203).

Pizza et vin d'honneur seront servis pour agrémenter l'assemblée générale.

Ordre du jour:
1. Ouverture
1.1 Élection d'un président et d'un secrétaire d'assemblée
1.2 Lecture et adoption de l'ordre du jour
1.3 Lecture et adoption du procès-verbal de l'AGA du 26 mars 2014

2. Rapports du CA
2.1. Présentation et adoption des États financiers
2.2. Présentation du rapport annuel3. Élection du conseil d'administration

3. Élection du CA 
3.1. Élection d'un président et d'une secrétaire d'assemblée
3.2. Mises en candidature et élection des membres du conseil d'administration

4. Prévisions budgétaires et orientations 2015

5. Levée 

AGA 2015 de l'AJIQ 
Mercredi 1er avril - 18h30
Centre St-Pierre
1201 Rue de la Visitation, Montréal

Lire la suite · Catégories: Activités, Le blogue · Commentaires (0)

17 mars 2015

Les GPJI sont de retour!

par Sarah Champagne


L'AJIQ est fière de lancer la sixième édition des Grands prix du journalisme indépendant (GPJI). Décernés à des journalistes pigistes du Québec depuis 2009, ces prix soulignent la qualité des œuvres produites, que ce soit en presse écrite, en photographie de presse, en illustration éditoriale, ou encore, en recherche.


Toutes les œuvres publiées entre le 1er janvier 2013 et le 31 décembre 2014 et qui répondent aux critères énoncés par les règles du concours sont admissibles. Membres ou non de l'AJIQ, tous les journalistes indépendants sont invités à soumettre leur candidature.


Vous avez cinq semaines pour nous faire parvenir vos oeuvres. Elles doivent être mises à la poste au plus tard le vendredi 17 avril 2015.


Tous les détails, formulaires et règlements se trouvent sur le site dédié au concours : gpji.ca


Et pour lire le communiqué de lancement du concours : bit.ly/1O3oQrM


Bonne chance!


Lire la suite · Catégories: Activités, Communiqués, Grands prix, Le blogue · Commentaires (0)

02 mars 2015

Enjeux et besoins de représentation collective chez les journalistes pigistes

par Simon Van Vliet


Ce texte reprend les principaux éléments de la présentation de l'AJIQ à Table ronde Nouvelles formes d'emploi, représentation collective et régimes alternatifs de rapports collectifs du travail, tenue le 26 novembre 2014 dans le cadre du congrès des relations industrielles de l'Université Laval sous le thème : « 50 ans du Code du travail : Raviver le droit à la représentation collective ».


Rappelons que l'AJIQ, fondée à Montréal en 1988, est la seule organisation au Québec qui s'intéresse aux problèmes et à l'avenir des journalistes à statut précaire:les pigistes, les contractuels et les surnuméraires. Néé d'une scission avec la FPJQ, où les patrons de presse sont également représentés, par le biais des cadres et qui refusait que la question des relations de travail y soit abordée, l'AJIQ a pour double mission d'obtenir un statut juridique pour les journalistes indépendants et d'améliorer le statut socio-économiques et les conditions de travail des pigistes.


De par leur statut, les journalistes pigistes ont été essentiellement exclus du mouvement de syndicalisation des journalistes qui a suivi l'entrée en vigueur du Code du travail, ce se traduit par une situation nettement moins avantageuse sur le plan de la rémunération, des droits et de la protection syndicale.


En conséquence, la situation des pigistes ne s'est pas améliorée (on peut même dire qu'elle s'est largement détériorée depuis 30 ans) : absence de sécurité d'emploi, faibles tarifs, conditions de travail précaires, absence de protection juridique en cas de poursuites, gestion des droits d'auteur, contrats abusifs, difficultés d'accès à des assurances collectives, etc.


L'état actuel d'un marché déréglementé et oligopolistique, accentue un déséquilibre de longue date dans les relations industrielles du secteur de médias, où le rapport de force est complètement disproportionné, particulièrement pour les pigistes qui ne jouissent d'aucune forme de représentation effective.


Il y a par ailleurs de plus en plus de journalistes précaires au sein même des entreprises de presse qui subissent de plein fouet les impacts de la « crise », dont par exemple les surnuméraires de Radio-Canada ou du Devoir. La valse des transactions, fusions et restructurations affecte directement les pigistes. Le Soleil a mis fin l'an dernier à ses collaboration avec tous les pigistes dans l'Est du Québec et maintenant cessera même de faire affaire avec des collaborateurs à Québec, privant une vingtaine de pigistes environ d'un de leurs clients. La récente transaction qui ferait passer les magazines de TC Média à Québécor risque de réduire encore plus le rapport de force, TVA Publications étant reconnue pour proposer un des pires contrats du milieu.


Même si les profits sont au rendez-vous (on parle chez Québecor de 62,5 millions $ au quatrième trimestre 2013 et chez TC de 498,2 millions $ au deuxième trimestre 2014), à l'heure actuelle, les pigistes sont les premiers touchés par la soit-disant « crise » des médias. La principale raison est qu'ils ne disposent d'aucune protection sociale.


Dans ce contexte, il faut mener une réflexion sur les régimes existants et notamment sur la possibilité d'intégrer les pigistes aux unités de négociation syndicale existantes et d'éliminer les clauses d'exclusion prioritaire des pigistes, surnuméraires et collaborateurs en cas de mise à pied, inscrite dans certaines conventions collectives, notamment celle du Soleil.


Afin de créer un cadre général permettant de ré-équilibrer les relations industrielles dans le secteur, il est par ailleurs impératif d'établir un régime particulier de négociation collective permettant à l'AJIQ de représenter effectivement les pigistes face aux donneurs d'ouvrage. C'est là la première revendication de l'AJIQ, et ce depuis plus de 25 ans.


Le modèle sur lequel s'appuie l'AJIQ est celui de la loi sur le statut de l'artiste, mais pourquoi ne pas s'inspirer d'exemples internationaux?


En France, une loi accorde aux journalistes pigistes le même statut que les salariés depuis 1974 : la reconnaissance comme journalistes professionnels et l'accès (théorique) aux mêmes avantages sociaux que les salariés. (Évidemment, l'application de cette loi est loin d'être parfaite et elle est de plus en plus contournée par les entreprises de presse.) Récemment, une convention collective nationale couvrant l'ensemble des journalistes (incluant les pigistes) et professionnels des métiers de l'information a été négociée au Cameroun sous l'égide d'une commission tripartite (syndicats-entreprises-État). Dans ce cas également, l'application de la loi est déficiente, mais si une telle réalisation a été possible dans un pays sous la dictature depuis 1982 et qui figure au 131 rang du classement mondial de la liberté de presse de Reporters sans frontières (RSF), ce doit être possible de faire pareil ou même mieux au Canada, qui figure en 18 position du classement RSF et qui était encore, jusqu'aux dernières nouvelles, une démocratie!


Lire la suite · Catégories: Journalisme indépendant, Le blogue · Commentaires (0)

18 février 2015

Ceci n'est pas du journalisme

par AJIQ


COMMUNIQUÉ
Pour diffusion immédiate


Ceci n'est pas du journalisme


L'Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ) dénonce les pratiques employées par des agences de marketing web consistant à payer des journalistes pour écrire sur des sujets dirigés.


Montréal, le 18 février 2015 - Au courant des derniers jours, des membres de l'AJIQ ont rapporté avoir été sollicités par des analystes en marketing web de la région de Montréal pour écrire un « court article portant sur le conflit qui oppose présentement les pompiers de la Ville de Montréal et l'administration du maire Coderre ».


Ces personnes s'identifient comme des pigistes engagés pour aider l'Association des Pompiers de Montréal à accroître leur présence web. On indique que les journalistes retenus seront « ceux qui ont accès à des sites web sur lesquels ils pourront publier leurs articles ». On précise qu'il ne s'agit pas de demander aux journalistes de se prononcer en faveur des employés de la Ville de Montréal, puisque l'on respecte l'indépendance de leurs opinions. Cependant, on exige de ces journalistes d'insérer un lien vers un site web géré par l'Association des Pompiers, lien sur lequel les lecteurs pourront trouver des informations additionnelles sur les revendications des employés municipaux du Québec.


La « compensation » des journalistes varierait en fonction de l'achalandage du site sur lequel l'article serait publié, soit entre 125 $ et 500 $ pour un texte de 500 mots.


Ces pratiques douteuses n'ont rien à voir avec le travail effectué par des journalistes.


En effet, ce genre de contrat contrevient aux normes déontologiques de notre profession, telles que définies dans la charte du journalisme de l'AJIQ notamment.


Les journalistes indépendants jouent un rôle essentiel dans le monde de l'information. Se servir de la crédibilité des journalistes comme service de relations de presse pour le compte de l'Association des Pompiers de Montréal est inacceptable. Le journaliste doit toujours exercer ses fonctions dans l'intérêt du public. Être rémunéré par un tiers impliqué dans le dossier sans en faire la mention se résume à du publireportage déguisé.


De plus, les conditions de travail précaires des journalistes indépendants les rendent particulièrement vulnérables à ce type de contrat. C'est pour éviter que ces pratiques douteuses ne deviennent normales que nous nous efforçons d'améliorer les conditions de travail des journalistes. L'AJIQ tient à souligner qu'elle ne jette pas la pierre à des pigistes qui accepteraient de tels contrats, mais nous les encourageons à ne pas engager leur crédibilité professionnelle en refusant de signer de tels textes de leur nom et en insistant pour qu'ils soient publiés avec une mention stipulant qu'il s'agit de contenu commandité et non d'articles d'information.


- 30 -


À propos de l'AJIQ : L'Association des journalistes indépendants du Québec, fondée à Montréal en 1988, est la seule organisation au Québec qui s'intéresse aux problèmes et à l'avenir des journalistes à statut précaire : les pigistes, les contractuels et les surnuméraires.


Contacts :
Simon Van Vliet
Vice-président et porte-parole de l'AJIQ
514-750-3903


Marie-Eve Cloutier
Vice-présidente de l'AJIQ
438-821-0168


info@ajiq.qc.ca
www.ajiq.qc.ca


Lire la suite · Catégories: Communiqués, Le blogue · Commentaires (0)

30 janvier 2015

Classe de maître avec Paule Beaugrand-Champagne

par Sarah Champagne

Vous aimeriez qu'un expert relise vos textes pour en sortir des commentaires constructifs? Vous êtes bien installé dans le milieu journalistique, mais croyez que vous pourriez améliorer votre style d'écriture? Vous souhaiteriez qu'on vous rafraîchisse la mémoire avec des trucs ancrés dans la pratique du terrain?

Dans cette classe de maître, Paule Beaugrand-Champagne prendra le temps de lire et d'analyser les textes envoyés à l'avance par les participants. À partir de sa longue expérience journalistique, elle donnera des trucs de réécriture. Durant les 2h30 de l'atelier, elle reviendra sur les meilleures (et les pires!) pratiques journalistiques avec des exemples concrets tirés des textes lus. Le petit groupe de participants pourra échanger avec elle sur les textes présentés.  

IMPORTANT : Après votre inscription, vous devrez envoyer 1 ou 2 courts textes (maximum trois feuillets) à ajiq.communications@gmail.com AVANT le 10 février 2015. 

Cet atelier pratique s'adresse aux journalistes ayant déjà de l'expérience, les textes envoyés doivent avoir été publiés. 

 
À propos de Paule Beaugrand-Champagne

Elle est actuellement la première femme présidente du Conseil de presse du Québec. Paule Beaugrand-Champagne a été successivement éditrice de L'actualité, PDG de Télé-Québec, rédactrice en chef au Journal de Montréal et à Radio-Canada/RDI Nouvelles, rédactrice en chef adjointe au Devoir, à l'Actualité et à Châtelaine, adjointe au directeur de l'information à La Presse, directrice de l'information au Jour, après avoir été journaliste à La Presse, au Jour et pour diverses autres publications ainsi que chargée de cours en journalisme à l'Université de Montréal pendant de nombreuses années. Elle a également fondé le Trente, magazine de Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), dont elle a été la présidente en 1976 et 1977. 

QUAND ? Mercredi, 25 février 2015 de 18h30 à 21h00

OÙ ? Au 1601, avenue De Lorimier, 
Salle de la FNC, 1er étage
Métro Papineau ou stationnement à l'arrière.

COMBIEN ?
10$ Membre étudiant de l'AJIQ (avec expérience)
15$ Membre de l'AJIQ
20$ Non-membre de l'AJIQ 

*INSCRIPTION OBLIGATOIRE*
Les places sont limitées pour former un petit groupe : http://bit.ly/1ARxOkI

Lire la suite · Catégories: Activités, Formation, Le blogue · Commentaires (0)


Nous reconnaissons le soutien financier du gouvernement du Canada, par l'entremise du Fonds du Canada pour les périodiques (FCP), du ministère du Patrimoine canadien pour les coûts reliés à ce projet.

1124, rue Marie-Anne Est, bureau 12
Montréal (Québec) H2J 2B7
(514) 529-3105 (Boîte vocale)

© Tous droits réservés, Association des journalistes indépendants du Québec